Cher amis,
Vous n'avez pas cliqué sur cet article par hasard.
Vous l'avez cliqué parce qu'une partie de vous espère encore. Pas fort. Discrètement. Sans en parler à personne. Sans même vraiment se l'avouer.
Juste peut-être qu'il existe encore quelque chose que vous n'avez pas essayé.
Vous êtes exactement là où des milliers d'hommes ont été avant vous. Dans cette position là. Avec cette pensée là.
Aucun d'eux n'en a jamais parlé à personne.
Vous avez peut-être 52 ans. Et vous vous dites que c'est juste le stress du boulot.
Ou 60 ans. Et vous savez que ce n'est plus le stress du boulot.
Ou 68 ans. Et vous avez arrêté de vous le dire.
Ou 74 ans. Et votre médecin vous a dit que c'était l'âge et vous l'avez cru. Jusqu'à ce soir.
Le matin. Le réveil sonne.
Et avant même d'ouvrir les yeux, vous le savez déjà.
En bas, rien. Pas un signe. Pas ce sursaut que vous aviez à 30, 35, même 40 ans, ce truc qui vous rappelait chaque matin que vous étiez vivant, que vous étiez un homme, que votre corps fonctionnait.
Ce truc-là a disparu.
Vous ne savez pas exactement quand. Il n'y a pas eu de jour précis. Juste une disparition progressive. Et un matin vous avez réalisé que ça faisait longtemps. Très longtemps.
Le soir, c'est différent.
Elle se rapproche. Et votre premier réflexe, ce n'est pas le désir. C'est le calcul. Est-ce que ça va marcher ce soir ? Est-ce que je vais encore devoir trouver quelque chose à dire ?
Alors vous mentez.
"Je suis crevé."
"J'ai mal au dos."
"Demain, promis."
Et elle, de l'autre côté du lit, elle retire sa main sans un mot.
Pas de reproche. Pas de question. Juste ce silence. Ce silence que vous connaissez par cœur maintenant. Ce silence qui dit qu'elle a compris et que vous savez qu'elle a compris et qu'aucun de vous deux ne dit rien.
Ce silence là, c'est le pire.
Pas la panne. Le silence après.
C'est le matin où vous n'osez plus vous regarder dans le miroir. Pas à cause de ce que vous voyez. À cause de ce que vous ne ressentez plus.
C'est la boîte de Viagra dans le tiroir. Vous savez laquelle. Celle qui n'a jamais été ouverte. Parce que l'ouvrir, ce serait admettre que c'est vraiment fini.
C'est votre femme qui a arrêté d'essayer. Qui ne vous touche plus le soir. Pas parce qu'elle ne vous aime plus. Parce qu'elle a trop peur de vous voir échouer encore.
Et vous, vous faites semblant de dormir.
Cette honte là, personne n'en parle. Pas entre hommes. Pas avec un médecin. Elle se porte seul, en silence, au milieu du lit, chaque nuit.
Si au moins une de ces phrases vous a déjà traversé l'esprit, continuez à lire :
• "Ça fait combien de temps que je ne me suis pas réveillé dur le matin ?"
• "Et si elle finit par aller chercher ailleurs ce que je ne lui donne plus ?"
• "Je vais quand même pas aller demander du Viagra à mon médecin à mon âge."
• "Je la désire dans ma tête, mais mon corps ne suit plus. C'est quoi le problème avec moi ?"
• "Elle a arrêté d'essayer. Elle ne me touche même plus le soir."
• "Je préfère encore inventer une migraine que de tenter et d'échouer devant elle."
• "Mes potes en parlent jamais. C'est que moi ou ils mentent tous aussi ?"
• "J'ai essayé des compléments, des trucs sur internet, rien n'a marché. Peut-être que c'est juste fini."
• "Si je pouvais régler ça sans que personne le sache, sans ordonnance, sans pharmacien, je le ferais ce soir."
Si vous avez lu cette liste en retenant votre souffle, alors vous savez déjà que cet article a été écrit pour vous.
Pas pour quelqu'un qui ressemble à vous. Pour vous.
Ce que vous allez lire dans les prochaines minutes, vous auriez dû l'entendre il y a des années. Votre médecin ne vous l'a pas dit. Les magazines non plus. Les compléments à 60€ par mois encore moins.
Quelqu'un a gardé le silence trop longtemps.
Ce soir, ce silence s'arrête.